La Française des Jeux pourrait nouer un partenariat avec le groupe Barrière
L’ouverture du marché français de jeux et paris en ligne est annoncée à cor et à cri depuis des mois. Enfin, on apprend que la nouvelle législation sur les jeux en ligne entrera en vigueur au mois de juin 2010. Il faut encore que la loi revête sa forme définitive après son examen dans l’Assemblée Nationale, les 7 et 8 octobre.
Pendant ce temps, les casinotiers ne restent pas les bras croisés. Un grand nombre d’opérateurs de salles en ligne espèrent obtenir l’autorisation de fonctionnement, que ce soit pour le poker, les paris hippiques ou les paris sportifs.
Quel sera le rôle des établissements historiques dans le nouveau paysage des jeux? Pour tenir le pas avec leurs nouveaux concurrents, les casinos terrestres et les monopoles consacrés devront renouveler leur offre. La perspective de quelques partenariats et alliances est également présente dans les projets des maisons de jeu.
La Française des Jeux, dont 72% du capital est détenu par l’Etat, a déjà signé un contrat avec Cyber Arts, une société qui fournit des logiciels de poker. Outre ce partenariat technique, une véritable entente avec le groupe Barrière est préfigurée, même si les parties n’ont pas encore confirmé la rumeur. Une alliance dans le secteur du poker avec la redoutable Française des Jeux, est “légitime”, argumente Dominique Desseigne, président de Barrière.
Le groupe conduit par M. Desseigne a d’ailleurs anticipé l’ouverture du marché en France, en lançant le site LeCroupier.com, sous une licence de Malte. Même si son initiative a été aussi un stratagème d’éluder la législation française en vigueur, cette expérience sera un atout du groupe au grand moment prévu pour 2010.
Les autres noms importants du domaine - Joa, Tranchant, Partouche, tirent aussi des projets d’avenir. Joa, Tranchant, Barrière et Eméraude ont commencé par créer un réseau national de machines à sous à jackpot progressif commun. Le projet est connu comme “Magic Casinos Jackpot”. Une réalisation digne de respect a eu aussi le groupe Partouche, un acteur aguerri sur la scène du gambling français. Son Mégapot - jackpot commun reliant les machines à sous dans les casinos Partouche - a été lancé des mois auparavant.
Avec tous ces préparatifs, on attend seulement que le cadre législatif soit fixé. Pour ce qui est de la Française des Jeux, la société gardera son monopole sur les jeux de loterie et ses pas, y compris les partenariats - seront attentivement surveillés par l’Etat français.